Le Blog de Patrick Duler, Cuisinier-Paysan

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mercredi 29 mai 2013

Mon potager sauvage : les respounchous

Comme une asperge !
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Le tamier pourrait être comparé à une asperge très fine et grimpante, mais elle porte des noms bien plus imagés en Afrique du Nord, région dont elle est originaire : « la racine de feu » ou « le raisin du diable », entre autres…

Dans le Quercy Blanc, on l’appelle en occitan le « respounchou », mais cette orthographe n’est pas garantie …

Sa tige grêle peut atteindre 3 mètres de long et chez moi, elle prend appui sur les tiges de mon blé et de mon seigle au printemps. D’avril à juin, quand j’aperçois les pointes de respounchous qui dépassent des épis naissants, je n’ai plus qu’à les cueillir pour agrémenter une salade ou des œufs brouillés, à condition d'être plus rapide que les chevreuils qui en raffolent.

Pour sûr, le tamier est amer, et c’est ce qui fait son charme. On peut le déguster cru dans une salade ou légèrement cuit comme l’asperge à laquelle il ressemble.
Les œufs brouillés aux respounchous et à l'estragon

lundi 3 décembre 2012

Pain de blé truffier au levain indigène

De 1994 à 2000, pendant 6 ans, nous avons fait notre farine avec notre blé et cuit le pain dans le four à bois historique du domaine. Et nous vendions ce pain sur les marchés locaux.

Comme les journées ne font malheureusement que 24 heures et pas 28 ou 32, j'ai été contraint d'arrêter.

Cependant j'ai continué à récolter ce blé et à le re-semer chaque année, sans aucun engrais, ni pesticide. Et il s'est adapté petit à petit au terroir.

Une visite à Cucugnan chez Roland Feuillas m'a redonné le virus et j'ai racheté un petit moulin à meule de pierre cet été.

Voici un des pains issu de cette première récolte de blé moulue au domaine.

Le blé est issu d'un mélange d'une dizaine de variétés qui ont été re-semées chaque année.
La plante s'est adaptée aux conditions particulières de nos plateaux calcaires au milieu des chênes truffiers et de la végétation autochtone, le rendement avoisine à peine les 8 quintaux /hectare.
Cette récolte est placée sous le signe du partage.
Si ce pain vous tente, vous pouvez le réaliser chez vous avec notre farine et ma méthode.
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Ce pain a une saveur naturelle de pain d'épices.

dimanche 1 juillet 2012

Les jambons de Patrick Duler chez le "Roi des Bouchers"

Yves Marie Le Bourdonnec, le spécialiste de la maturation devant sa nouvelle boutique au 172 Avenue Victor Hugo Paris 16°, avec en vitrine, nos jambons et salaisons de porc noir gascon.

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Yves Marie vient d'être sacré " Roi des Bouchers " dans le dernier Gault et Millau consacré aux 89 meilleurs bouchers de France.

lundi 22 août 2011

Magazine Découverte et Patrimoine

Dans la rubrique Gastronomie de cette belle revue N° 33 Eté 2011, deux pages sont consacrées au cuisinier-paysan et à notre démarche "gastronomico paysanne".

Nature, Quercy blanc, histoire et gastronomie, et quelques autres réflexions d'un paysan gourmand.
Decouverte et patrimoine

jeudi 3 mars 2011

Redécouvrez l'artichaut de Jérusalem

Les Français connaissent bien ce que les anglo-saxons appellent poétiquement « l’artichaut de Jérusalem », mais sous un autre nom : le topinambour. Pourquoi ce délicieux légume a-t-il été aussi décrié ? « La mauvaise réputation » de Georges Brassens lui va en effet comme un gant. Le topinambour ne faisant pas partie des légumes réquisitionnés par les Allemands durant l’occupation, contrairement à la pomme de terre, il fut donc logiquement très cultivé durant ces années de disette et consommé plus que de raison. Il mérite bien d’être réhabilité, après ces décennies de purgatoire d’autant plus qu’il cumule les qualités : le topinambour est savoureux, riche en vitamines et passe tout l’hiver dans le potager. Alors un conseil, ne cueillez que le nombre de racines que vous souhaitez cuisiner et laissez les autres en terre, car c’est là qu’elles se conserveront le mieux. Au fait, pourquoi appelle-t-on ce tubercule « topinambour », alors qu’il est également appelé « poire de terre » ou « truffe du Canada » en Amérique du Nord ? En 1613, plusieurs membres d’une tribu brésilienne furent amenés à Paris pour être présentés à la Cour. Ils vinrent avec quelques exemplaires du tubercule. Les membres de cette tribu étaient appelés les « Topinamboux »
topinambour

vendredi 18 février 2011

Gerçures : essayez l'herbe des fées

Chaque été, à la Saint-Jean, nous récoltons minutieusement en famille, les petites fleurs jaunes des bouquets d'"herbe des fées", plus connues sous leur vrai nom de "millepertuis". A partir de ces fleurs, on prépare une huile aux propriétés cicatrisantes. Pour cela, Pascale fait macérer les fleurs de millepertuis dans un flacon d’huile. Elle utilise l’huile vierge extraite par pression à froid des tournesols que nous cultivons. Il suffit ensuite de placer le flacon au soleil pendant un mois, jusqu’à ce que l’huile prenne une jolie couleur rougeoyante. Particulièrement apaisante sur les brûlures du cuisinier et les gerçures hivernales, vous pourrez la conserver pendant un an.

jeudi 17 février 2011

Assez de chinoiseries !

Trente tonnes c'est la production française de truffes noires (tuber melanosporum) l'année dernière en France. Mais c'est aussi le chiffre officiel des importations de truffe de chine (tuber indicum). Bizarrement, je ne sais pas pour vous, mais moi je n'en vois presque jamais de cette truffe chinoise (à part chez les grossistes alimentaires), ni sur les étals, ni dans les restaurants. A croire qu'elle s'évapore au contact de notre bonne terre de France. Certaines mauvaises langues affirment que certains la mélangeraient avec de vraies truffes d'ici. Il est évident que pour un prix de 1 à 10, c'est tentant. Il ne s'agit pas de faire ici de l'anti chinoiserie primaire. Mais comment une truffe que les paysans chinois donnent à leurs cochons pourrait satisfaire les gastronomes d'ici ?

mercredi 29 décembre 2010

La terre, comment y retourner sans la retourner ?

Savez-vous pourquoi les paysans retournent la terre ? Le but originel était d’enterrer les graines, de les priver de la lumière nécessaire à leur germination et ainsi d'éviter que les cultures soient envahies de "mauvaises herbes". Ce procédé a gardé ses vertus tant que l’homme travaillait la couche superficielle du sol. Mais au cours du 20ème siècle, la mécanisation et l’intensification de l’agriculture ont changé la donne : la terre a été retournée de plus en plus profondément. Un paradoxe quand on sait que la terre « vivante », la couche végétale, n’occupe que les 10 premiers centimètres du sol… Au Domaine de Saint-Géry, notre potager prospère autrement, sans être continuellement retourné : nous enrichissons sa terre progressivement. Comme chaque année en novembre, nous avons coupé et mis au sec le bois de la propriété. Les buches alimenteront tout l’hiver la chaudière du Domaine, tandis que les petites branches et les rameaux broyés viendront se composter directement dans le potager en complément des engrais verts pour nourrir la vie du sol … Et en plus ils masqueront la lumière aux graines de ces herbes indésirables qui gênent tant les jardiniers, CQFD.

mardi 30 novembre 2010

Un jambon extra et terrestre

Tous ceux qui me connaissent bien vous le diront : je suis d’un naturel plutôt obstiné. Mais quand on vise l’excellence, il faut s’en donner les moyens. En l’occurrence, il m’a fallu près de deux ans de recherche pour mettre au point la technique d’affinage et de maturation de mes jambons. Pas si simple de se passer de salpêtre, de sels nitrités, de polyphosphates, de conservateurs... Mais que voulez-vous, je préfère utiliser du sel naturel de Guérande. Mon jambon, je contrôle sa maturation au quotidien. Voilà pourquoi je n’en produis qu’une centaine de pièces chaque année que j’affine durant 18 à 36 mois. C’est ce qui en fait un jambon de garde, aux arômes puissants et d’une longueur en bouche exceptionnelle. Il révèle avec le temps des saveurs de noisette, à comparer aux plus grands vins de garde... Pour vous en convaincre, je vous propose de découvrir dès aujourd’hui ma production et mes offres de jambon de porc noir gascon sur le site www.truffe-et-foie-gras.com.

samedi 27 novembre 2010

De l’art ou du cochon ?

Dans les contreforts des Pyrénées, en pays gascon, il existe une formidable race de porcs noirs. Elle a pourtant bien failli disparaître à la fin du siècle dernier. Trop gourmand de glands ce cochon ! Trop épris de liberté pour se couler dans le moule de l’élevage intensif de nos “temps modernes”. Il lui faut de l’espace pour s’épanouir et une douzaine de chênes au bas mot pour se nourrir... Dans les années 90, nous avons été une poignée d’éleveurs un peu fous à nous engager pour préserver cette espèce. Et c’est avec ces porcs noirs gascons, baroudeurs et gourmands, que je fais mes jambons depuis plus de 20 ans. Leur saveur rappelle celle des grands jambons espagnols, les véritables Bellota bellota d’Extremadura ou de Huelva... de l’autre côté des Pyrénées, mais avec une typicité affirmée due à une maturation particulière et un affinage long de 18 à 36 mois..

jeudi 5 février 2009

Truffe record au Domaine de Saint-Géry

Belle truffe noire
Le cavage est un art complexe et incertain. Aussi quel bonheur quand le succès est au rendez-vous, et va même au delà de nos espérances. C'est le cas cette semaine avec ce beau diamant noir Turber Melanosporum de 372 grammes trouvé par notre chienne Amarone dans les truffières du Domaine !

Pour encore quelques petites semaines, la saison de la truffe bat son plein. C'est maintenant qu'il faut profiter des truffes fraiches, cuisinées simplement, à déguster avec votre famille ou vos meilleurs amis. Un moment de bonheur simple et convivial...

Et pour vous y aider, nous vous promettons quelques recettes simples très prochainement !