Le Blog de Patrick Duler, Cuisinier-Paysan

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 29 septembre 2011

Carpaccio de potiron Rouge d’Etampes, poireau, et sirop de vinaigre de vin vieux

Recette pour 4 personnes : - 300 g de potiron - 1 jeune poireau - Sésame grillé - Sirop de vinaigre de vin vieux - Fleur de sel, poivre blanc du Penja - Huile d’olive

On ne sait pas que le potiron peut aussi se manger cru, il en va de même pour le poireau (qui appartient à la famille des alliacées comme l’ail et l’oignon). Pourtant, ces deux légumes d’hiver préparés crus vous apportent une fraicheur toute printanière.

Commencer par préparer le sirop de vinaigre, en faisant réduire dans une casserole du vinaigre de vin (vieux si possible) sans faire bouillir jusqu’à obtention d’un liquide sirupeux. Laisser refroidir. Couper en fines lamelles (maximum 1 mm d’épaisseur), à la mandoline, un tronçon de potiron préalablement épluché et épépiné.
potiron_mandoline.JPG

Disposer les lamelles sur quatre assiettes, en les disposant comme une corolle (vous pouvez utiliser un cercle pour avoir une présentation plus soignée).
potironcercle1web.JPG

Laver le poireau, couper le vert sombre pour ne garder que le vert tendre et le blanc que vous cisèlerez très finement.
poireaumandoline.JPGParsemez-en le potiron.
potironcercle2web.JPG

Assaisonner le plat en versant un filet d’huile d’olive puis le sirop de vinaigre de vin vieux. Saupoudrer de graines de sésame, de pluches de persil et de fleur de sel.
potironcercle3web.JPG

Servir aussitôt. Le goût sucré du potiron et du sésame est très harmonieux avec le côté aigre-doux et acidulé du vinaigre réduit.
Carpaccio_de_potiron.JPG

Velouté de potiron à la truffe noire

Recette pour 4 personnes

- 500g de potiron - 200 g d’oignons - 100 de ventrèche de porc noir gascon - Huile d’olive - 30g de truffe tuber melanosporum (ou quelques cèpes) - 2 brins de persil plat

Couper le potiron en gros cubes, tremper dans une bassine d’eau claire,
potironcubesweb.JPG

égoutter sommairement puis faire cuire à l’étouffé (dans une casserole avec un couvercle) avec les oignons émincés. 

potironcasseroleweb.JPG

J’évite de cuire les légumes à la vapeur et encore moins « à l’anglaise » (dans l’eau), car les éléments minéraux, vitamines et saveurs partent dans l’eau de cuisson. L’eau contenue dans la plupart des légumes est suffisante, à condition couvrir et de démarrer lentement la cuisson.

Dès que le potiron est tendre (environ 30mn), mixer directement dans la casserole avec un mixeur plongeur ou bien dans un robot ménager. Tenir au chaud. Couper les truffes en fines lamelles à la mandoline.
truffemandolineweb.JPG Écraser les entames à la fourchette pour obtenir des « miettes » de truffe. Préparer des vermicelles de ventrèche en éminçant puis ciselant finement 100 g de ventrèche de porc noir gascon, faire revenir doucement puis égoutter.
vermicelleventrecheweb.JPG

Verser le velouté dans les assiettes creuses individuelles.
potironassiette1.JPG

Puis le vermiccelle de ventrèche
potironassiette2web.JPG

Au dernier moment, déposer les miettes de truffe au centre du plat et par-dessus les belles lamelles. Les napper d’un filet d’huile d’olive, saler, poivrer. Disposer quelques feuilles entières de persil plat et servir.
Veloute_de_potiron-blog.JPG

Vous pouvez remplacer les truffes par des cèpes revenus à la poêle dans de l’huile d’olive ou du lard de porc noir.

POTIRONS AU NATUREL

Cette année, j’ai fait des potirons. Il en existe des centaines de variétés, mais j’ai choisi le Rouge d’Etampes pour sa belle couleur et son goût légèrement sucré, sa chair très savoureuse, ni farineuse ni filandreuse.

En général, je garde d’une année sur l’autre des graines que je fais sécher au soleil pour la semence, mais cette fois, j’ai retrouvé une boîte de graines de 1998 (graines millésimées, je vous prie !). J’étais somme toute assez dubitatif sur la capacité à féconder de ces graines, mais en repensant aux grains de blé retrouvés dans les pyramides d’Egypte et qui ont germé plus de 3000 ans après, j’ai tenté l’expérience. Et ça a marché !

Savez-vous où je les ai plantées ? Non, pas au potager !... Sur le tas de compost !

Pour moi, la culture du potiron est l’illustration de tous les principes que nous mettons en vigueur sur le domaine et qui révolutionnent des millénaires de labourage : semer directement en terre, et notamment sur le tas de compost, sans travailler le sol. En effet, en se basant sur le principe de la forêt, le sol de notre potager n’est plus retourné. Si l’homme retourne la terre en labourant depuis la nuit des temps, cette pratique est « dégradante » pour le sol et « antinaturelle ». Les plus grands végétaux du monde se trouvent dans les forêts. Ils poussent sur un sol qui n’est jamais retourné, jamais labouré. On ne retrouve pas dans le monde un système plus intense et abouti : la forêt est un gigantesque producteur de matière vivante, et les végétaux à moins qu’on ne les pollue, ne sont pas malades. Aussi, mes potirons semés directement sur un sol composté sont superbes et en pleine forme.

Que peut-on demander de plus ? Facilité de culture, aucun amendement chimique, et du goût… Car c’est pour retrouver la saveur des légumes et des fruits que j’en suis venu à pratiquer des méthodes de culture de plus en plus copiées sur la nature.

Mais il a fallut faire abnégation de tout ce qui est inscrit dans nos gênes depuis des millénaires. Les potirons sont magiques, puisqu’ils se transforment tour à tour en carrosse, calebasse, masques en tous genres…mais ils le sont surtout parce que, en cuisine, ils s’utilisent sous toutes les formes : de la soupe au gratin, en passant par le carpaccio, les gâteaux appelés millassou chez nous, le pain … Ils se marient à merveille avec le poireau, la pomme de terre et la truffe noire. Les graines grillées au four se mangent à l’apéritif comme des cacahuètes (mais n’oubliez pas d’en garder pour les semis de la saison suivante). La fleur du potiron, plus grosse que celle de courgette est délicieuse en beignet ou tempura .
IMG_8457.JPG

dimanche 25 septembre 2011

Une merveille qui réconcilie avec la vie

L'accueil souriant et chaleureux de Pascale, avant de déguster le festival de saveurs de Patrick.
Une merveille qui réconcilie avec la vie. Ne reste plus qu'à faire circuler la rumeur de cette table extraordinaire.
Même l'eau de la Source aux Loups est magique.
Merci à toute l'équipe !
Monique, Jacques, Anne.

mardi 13 septembre 2011

Et un peu d'électricité !

Les panneaux solaires photovoltaïques enfin opérationnels ! Tableau_EDF.JPG

Depuis le 1er septembre, le Domaine de Saint-Géry fabrique aussi son électricité. Un pas de plus vers l'autosuffisance ! En plus ça économise du CO2.

vendredi 9 septembre 2011

Vos enfants ont le blues de la rentrée ?

Ce week-end, 10 & 11 septembre, 3° festival jeune public "La Rue des Enfants" à Montcuq
Un bon moyen de faire plaisir aux enfants ... et aux parents.
http://www.laruedesenfants.org/

ruedesenfants.png

jeudi 8 septembre 2011

Belle parenthèse

Merci pour cette belle parenthèse dans nos vies si occupées !
Le domaine est magnifique, la cuisine excellente et les hôtes chaleureux.
L'endroit respire la paix et le bonheur, et c'est avec un grand plaisir que nous traverserons à nouveau l'Atlantique pour vous rendre visite.
David et Laurent (Montréal)

mercredi 7 septembre 2011

Premiers bulbes de safran

Nouvelle expérience au Domaine de Saint Géry, plantation de 300 bulbes de safran.
Le berceau de la culture du safran est certainement la Mésopotamie, où il était déjà cultivé il y a plus de 2000 ans. Sa culture dans le Quercy remonte au Moyen-Age. Après avoir quasiment disparu dans la région, la culture du crocus sativus linnaeus a été relancée il y a quelques années par une poignée de producteurs autour de Cajarc.
C'est par leur intermédiaire que j'ai obtenu les précieux bulbes.
Première récolte en novembre.

Bulbe_safran.jpg

dimanche 4 septembre 2011

Hélicoptère

Helico.JPG

Hélisurface naturelle au Domaine de Saint-Géry, au milieu des lavandes. Ballade aérienne et escale le temps d'un repas.
Chouette non ? A qui le tour ?

Fleur de courgette, c'est trop beau, on en mangerait !

Fleur de courgette

Surtout ne vous en privez pas !

Fleur de courgette ou de courge en tempura,

Ingrédients pour 6 personnes :

- 12 belles fleurs courgette ou de courge (choisissez la fleur bien large et bien ouverte, pour avoir le maximum d’effet dans l’assiette) - 1 œuf - 100g de farine - 150 g d’eau bien froide - huile de tournesol pour friture ou bien graisse de canard (pour ma part, j’utilise la graisse de canard pour toutes mes fritures) - sel fin

Faire la pâte à tempura en mélangeant la farine, l’œuf et l’eau jusqu’à obtention d’une pate blanche et lisse, laisser reposer au frais. Tremper les fleurs dans la pâte à tempura, les égoutter avant de les plonger dans la friture bien chaude. Laisser leur prendre une légère coloration puis les retirer de l’huile. Déposer sur du papier absorbant. Saler au sel fin et servir aussitôt

dimanche 28 août 2011

Des produits exceptionnels et sains

Un véritable havre de paix, de découvertes et de plaisirs sensoriels.
Merci, merci, merci pour ce grand moment mémorable.
Tout y est : des produits exceptionnels et sains, une sublimation magique de ces produits ... et votre gentillesse !
Bravo pour votre travail. Un seul mot : continuez !
Nous reviendrons !
Katia et Stéphane.

vendredi 26 août 2011

Contact pro des métiers de bouche

Dans ce trimestriel lu par près de 60 000 professionnels rencontre avec ce cuisinier atypique du Lot qui fabrique et affine lui même ses jambons de porc noir gascon pour le bonheur de ses clients et de quelques chefs.
L'article de 4 pages est riche en réflexions sur la nature, les additifs chimiques et la culture des truffes qui incite à la patience et à l'humilité.
Contact_Pro_1_bandeau.jpg

lundi 22 août 2011

Magazine Découverte et Patrimoine

Dans la rubrique Gastronomie de cette belle revue N° 33 Eté 2011, deux pages sont consacrées au cuisinier-paysan et à notre démarche "gastronomico paysanne".

Nature, Quercy blanc, histoire et gastronomie, et quelques autres réflexions d'un paysan gourmand.
Decouverte et patrimoine

mardi 16 août 2011

Passion des valeurs

Pascale, Patrick ,
Bravo !! Merci pour votre travail qui n'inspire que la passion des valeurs ...
Nous reviendrons très vite.
Yan.

lundi 15 août 2011

Des originaux passionnés d'origine

Un échange de saveurs, de curiosités, de découvertes.
Et un savoir faire qui se perd ... ou se perdait. Et qui par bonheur se retrouve avec des originaux, des vrais passionnés d'origines !
Merci !

Georges et Christiane

mercredi 10 août 2011

Tomates confites au filet de porc noir gascon et confiture de tomates vertes

J’aime la chair de la tomate émondée confite au four. La cuisson caramélise les sucres, juste ce qu’il faut pour faire ressortir le côté sucré et exacerber les parfums. J’accompagne ce plat d’un filet de porc noir gascon que je fais sécher moi-même et que j’affine au piment d’Espelette. Cette salaison très tendre, réellement naturelle (sans salpêtre ni sel nitrité) se révèlera dans cet accord à la fois sucré et légèrement acidulé. La touche finale de fleur de thym, aux vertus digestives fera de cette recette un plat très sain et équilibré, très léger et parfumé.

Recette pour 4 personnes :
Ingrédients :
5 belles tomates à chair (san marzano, cornue des Andes, …), Huile d’olive 1ère pression à froid, 100g de filet de porc noir gascon séché au piment d’Espelette, thym frais, fleur de sel
Tomate confite Laver les tomates, les ébouillanter puis les inciser pour retirer la peau et les couper en 4 et retirer pulpe et pépins (que vous garderez pour faire un gaspacho par exemple). Étaler les quartiers de tomate sur une plaque de four, les arroser d’un filet d’huile d’olive,. Cuisson 20 à 25 mn au four à 130°/150°. Les retourner à mi-cuisson, lorsqu’elles commencent à se colorer, réserver au chaud. Dresser 4 quartiers sur chaque assiette, ajouter fleur de sel et le thym frais. Couper le filet de porc noir gascon (ce morceau s’appelle lomo en Espagne et Lonzo en Corse ou en Italie), en très fines tranches et dresser en chiffonnade sur chaque assiette. Ces tomates rouges, cuites font un beau mariage avec la confiture de tomates vertes (recette suivante) que vous rajouterez, soit à côté dans un petit ramequin, soit en quenelles si la confiture a de la tenue (à réaliser à l’aide de 2 cuillères à entremet).

ROUGES DE PLAISIR

Rouges bien sûr, mais aussi jaunes, noires, violacées et même vertes. Elles vont égayer votre table dès la fin du printemps jusqu’à l’automne. Bien sûr, on en trouve désormais toute l’année mais c’est en ces saisons, plans repiqués après les « saints de glace » qu’elles sont les plus goûteuses et les plus utiles à une économie équitable et respectueuse de l’écosystème.

Ce fruit, car c’en est un, au regard de la botanique, est d’avantage utilisé comme un légume. Les milliers de variétés cultivées autorisent une multitude de préparations, crues ou cuites, qui l’associent avec bonheur à de nombreux compères.

De même qu’au potager la tomate a ses amis qui l’aident à croître, tels l’œillet-dinde, la capucine et les soucis, le persil le basilic et la ciboulette, elle s’en flatte dans la cuisine si on sait lui prêter attention… et pas seulement pour ses qualités diététiques fortes de 95% d’eau.

Crue, servez la tout simplement à la croque- fleur de sel, pour une mise en bouche d’autant plus subtile que vous aurez opté pour un festival multicolore. Elle vous régalera aussi en salade, accompagnée des herbes aromatiques qui l’accoquinent au potager et d’une huile d’olive de qualité comme celle de Nyons par exemple.

Votre gaspacho pourra faire la part belle aux feuilles de menthe du jardin tandis que la reine cœur de bœuf se verra farcie avec bonheur d’avocat, de thon, d’anchoïade… ou de rien du tout pour un bonheur simple.

Pour le cuit, choisissez d’effeuiller la belle en la plongeant dans l’eau bouillante après l’avoir gratifiée d’une incision en croix pour la peler plus facilement.

A vous ensuite de préparer vos coulis, ratatouilles ou autre fondues en associant, sans modération, vos envies de saveurs… Le thym lui va très bien et, je vous l’affirme, elle se pâme d’être associée au foie gras ! Et pourquoi pas préparer vos tomates au vinaigre « façon cornichon ».

A vous de jouer et de faire un pied de nez gastronomique aux soupes en boîte moquées par Andy Warhol.
Tomate confite

(Issu de ma chronique dans le magazine Terre Sauvage juillet 2011)

jeudi 4 août 2011

Réapprendre la nature

L'homme doit réapprendre à apprivoiser et respecter la nature.
Merci de nous montrer la voie !

dimanche 31 juillet 2011

Un vrai moment de bonheur

L'accueil et la gentillesse sont à la hauteur de la splendide cuisine de Patrick.
Un vrai moment de bonheur.
Gwenaëlle et Patrick

lundi 25 juillet 2011

Une sorte de savant fou

Nous avons parmi nos artistes, une sorte de "savant fou" qui a réussi à créer une machine qui traduit les couleurs en musique et inversement.
Votre cuisine est comme ses œuvres, "unique", et si l'on pouvait donner aux saveurs et aux parfums une couleur, ce serait un exercice, assurément.
Bravo pour le lieu, pour l'accueil, l'originalité, la recherche de la perfection, cette chose que l'on n'atteint jamais ....
et bravo pour le travail de précurseur vers quelque chose de plus vrai ...
Caroline et Patrick

- page 5 de 11 -