Le Blog de Patrick Duler, Cuisinier-Paysan

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lundi 26 mars 2012

LE CITRON, SOLEIL D'HIVER

Au milieu de la grisaille de l’hiver, des arbres dénudés et tristes, le citronnier apparaît comme un véritable arbre à soleils, avec ses fruits jaunes éclatants. Dans notre région du Quercy, nous les cultivons dans de grands pots de terre afin de les mettre soigneusement à l’abri du gel durant les frimas. Leur feuillage résistant, à l’aspect vernissé, est aussi odorant que les fleurs blanches et violacées qui le parsèment toute l’année. Avez-vous remarqué que le citronnier est capable de porter en même temps des fleurs et des fruits à tous les stades de la maturité ? En effet, il faut plus d’un an pour que le citron se développe et arrive à maturité. Aussi en récoltons- nous quasiment à toutes saisons. L’autre particularité de cet arbre est que toutes ses parties sont odorantes, la fleur, comme les feuilles, comme les fruits. Et ce subtil et suave parfum réveille en nous une impression de bien-être, nos sens sont en émoi et un sourire inconscient se dessine sur nos lèvres dès que nous respirons cette délicate fragrance.

En plus de nous apporter du baume au cœur, le citron est une authentique cure de jouvence. Véritable mine de vitamine C, son jus fouette nos sens, chasse la morosité hivernale, purifie notre corps en combattant les microbes. Ses vertus médicales en font le fruit guérisseur par excellence. Aussi, aux premiers signes de rhume ou maux de gorge, je prépare une infusion de jus de citron, thym frais et miel de lavande. C’est très efficace et tellement naturel !

Son utilisation dans la cuisine a donc pour moi deux intérêts, le parfum et les vertus dynamisantes. Mes citronniers sont à portée de main et produisent toute l’année, en plus une amie me ramène régulièrement des citrons de Menton qui proviennent de ses arbres, c’est pourquoi j’utilise les citrons à toutes les sauces. Les feuilles en décoction servent à parfumer mes bouillons que je prépare dans les règles de l’art avec des os de canard ou un os de jambon et une garniture aromatique. Je jette les feuilles dans le bouillon, je couvre et j’amène à ébullition. Cette touche citronnée est pleine de délicatesse et donne du pep.

Avant de faire un jus de citron, je zeste finement les fruits bien lavés avec une micro-râpe et je fais sécher  ces filaments dans la cuisine. Je les utilise ensuite pour parfumer un thé noir, les crèmes anglaises ou les meringues par exemple.

Le jus arrose indifféremment les œufs, les endives braisées, les poissons. Il déglace le jus de l’escalope de veau, entre dans la composition de la vinaigrette ou de la mayonnaise, … Quant aux zestes de citrons, je les confits au sucre pour accompagner le café mais aussi au sel en garniture salée pour les viandes et légumes. En voici la recette.

Gratin de poireaux et de légumes d’hiver

C’est une recette de grand–mère pour utiliser les légumes du jardin et pour faire aimer le poireau aux enfants qui ont un peu de mal avec les poireaux vinaigrette !

Ingrédients pour 4 personnes : • une grosse pomme de terre • 4 jeunes poireaux • 2 belles carottes • une tranche de citrouille • 1 tête d’ail • 2 gros oignons • 20 cl de crème fraiche • une noix de muscade • sel, poivre, huile d’olive • fromage râpé (j’utilise le cabécou, fromage local, que je fais sécher et que je râpe comme du parmesan)

Laver soigneusement les légumes, couper les carottes en rondelles, la citrouille et la pomme de terre en petits cubes, et tronçonner les poireaux.

Précuire les légumes à la vapeur dix minutes.

Pendant ce temps, faire revenir l’ail épluché et les oignons coupés en lamelles, dans une sauteuse avec un peu d’huile d’olive. Lorsqu’ils sont bien compotés, rajouter la crème, le sel, le poivre et la muscade.

Disposer les légumes dans un plat à gratin en les dispersant. Rajouter la sauce par-dessus, parsemer de fromage et cuire au four 30 mn à 150 °.

Si vous faites ce plat à la fin de l’été, vous pouvez utiliser les dernières tomates que vous rajoutez crues dans le plat à gratin avec les autres légumes. Cette touche acidulée est délicieuse.

dimanche 25 mars 2012

Gault et Millau : Nos 99 meilleurs charcutiers


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Patrick Duler, Domaine Saint-Géry, à Lascabanes (46)

Patrick Duler est, sur son domaine du Quercy Blanc cultivé en bio, tout à la fois aubergiste, cuisinier-paysan, trufficulteur, maraîcher, forestier, éleveur et producteur de canards - on vient de loin pour goûter son foie gras - et salaisonnier. Il ne travaille que du porc noir gascon (le même que celui appelé Noir de Bigorre), sans sel nitrité ou salpêtre. Résultat : de fabuleux produits, comme la palette de porc noir, une sorte de coppa séchée et affinée de 6 à 8 mois en cave humide, dont le gras interstitiel permet cette grande longueur en bouche qui donne envie d’en reprendre. Outre le saucisson sec, la poitrine à lardon et la ventrèche affinée de 14 mois, au léger goût rancio qui nous rappelle les charcuteries ibériques, on retiendra le jambon noir affiné 18 mois (24 sur réservation), et notamment la pointe, situé à l’avant du jambon, et, surtout, le merveilleux filet de coche affiné 2 mois, d’un moelleux inouï, assaisonné au piment d’Espelette et très maigre. Une noisette de viande prélevé dans les côtes de filet désossées, à la manière du lomo espagnol, mais en beaucoup moins sec car travaillé à partir (très rare en charcuterie) de la femelle du porc qui a déjà mis bas (coche), abattue à 3 ans pour un poids avoisinant les 250 kg. Dans l’esprit du Colonata italien, le lard aux aromates, d’une élégance folle et d’une grande intensité aromatique, est constitué d’une grosse épaisseur de gras saupoudré d’herbes finement séchées (laurier, romarin, thym, genièvre et clou de girofle). Un excellent gras constitué aux deux tiers d’acides oléiques mono et polyinsaturés, bons pour le cholestérol. Trois fois plus important à l’intérieur des fibres musculaire que dans un porc blanc, et dix fois plus abondant en périphérie (50 mm d’épaisseur de graisse pour le Noir de Bigorre, contre 5 mm pour le porc blanc breton), ce gras bien blanc et nacré (presque rosé), jamais rance (car non oxydé), est recherché dans un seul but : le développement et la concentration, en profondeur, des arômes subtils de noisette présents naturellement chez ce porc.

vendredi 23 mars 2012

Le Cercle des Artisans au Trocadero

Mercredi 28 et jeudi 29 mars, Le Cercle des Artisans se réunit pour une dégustation exceptionnelle au 6 Mandel 75016 Paris

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jeudi 2 février 2012

Petits poireaux du potager braisés aux truffes

Ingrédients pour 4 pers :

- 12 poireaux très fins taillés à environ 12/15 cm. - 100 g de ventrèche de porc noir gascon séchée - 200g de crème fraiche épaisse - 50 g environ de truffe fraîche Tuber Mélanosporum - Fleur de sel, poivre blanc du Penja

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Je commence par trancher finement la ventrèche à la trancheuse puis je la cisèle pour en faire des vermicelles que je fais fondre doucement dans une sauteuse.

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Je lave soigneusement les poireaux ; je les coupe tous à environ 15 cm avec une grande partie de blanc et je commence à les faire revenir dans la graisse des lardons. poireautruffe4.JPG
Je retourne les poireaux au bout de 5 à 6 minutes. Et en 10 minutes, ils sont tendres et toujours croquants.

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Je réserve les poireaux au chaud.
Puis j'égoutte pour séparer la graisse et les vermicelles de lardons que je réserve.

Pendant ce temps, je cisèle très finement la partie la plus tendre du vert de poireau restant et je le rajoute dans la sauce.
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Et je fais compoter la moitié des vermicelles de lardons avec un peu de crème épaisse.

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En dernier, je taille 12 belles lamelles de truffe que je réserve, et j’écrase le reste de la truffe à la fourchette pour obtenir une purée que je rajoute à la sauce.

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Je nappe les poireaux avec cette crème, je pose 2 petits tas de mini lardons croustillants et je dispose la fine lamelle de truffe fraiche par dessus, une pointe de fleur de sel et un tour de moulin de poivre blanc de Penja.

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Et c'est tout !

lundi 30 janvier 2012

HERCULE… POIREAU !

Est-ce qu’Agatha Christie pensait aux vertus énergétiques du poireau en donnant son nom au héros de ses romans (Hercule Poirot) ?

Le poireau a effectivement tous les atouts pour vous donner une santé "herculéenne" grâce à sa richesse en principes actifs indispensables à la santé. Aussi j’en cultive toute l’année.

Je mets en terre mes plants de poireaux au printemps. Puis au mois d'août, je repique des pieds, ainsi ils n'ont pas le temps de grossir avant l'hiver. Comme le poireau résiste à des gelées jusqu'à - 10°, ça me permet d'avoir tout l'hiver des mini poireaux que je cueille à la demande et d’en garder jusqu’au printemps suivant.

Je repique les plants très serrés, tout d’abord pour éviter qu’ils soient envahis par des herbes indésirables et ensuite et surtout, afin qu’ils restent très fins. Je plante volontiers les poireaux au milieu des fraisiers car l’odeur du poireau est un répulsif pour les insectes prédateurs des fraisiers. Si bien que mon potager paraît complètement désordonné, mais il y a une logique à tout cela. Le mélange des espèces végétales, à l’inverse des cultures intensives, empêche les pandémies et la biodiversité favorise l’équilibre du jardin.

En fait à Saint-Géry, les poireaux poussent "hors sol", je m'explique : je ne laboure pas le sol du potager, je me contente d'aggrader mon terrain avec des BRF (bois raméaux fragmentés), des tontes de pelouse et du compost ce qui fait que la plus grande partie du poireau se développe au dessus de la couche du sol naturel, mais ses racines vont chercher la nourriture dans le sol grâce notamment aux galeries des vers de terre, … mais je m'égare.

Revenons à la cuisine. Je récolte des poireaux très fins, très tendres et craquants. Je me sers souvent de la partie verte, mais encore tendre, finement ciselée, et je l’utilise comme de l’échalote : je l’ajoute crue dans un bouillon au moment de servir, sur une omelette, sur un carpaccio de bœuf, de canard ou de poisson … elle apporte croquant et saveur alliacée.

vendredi 27 janvier 2012

Pâté en croute du Plaza Athénée

Paris, Restaurant d'Alain Ducasse Plaza Athénée : Christophe Saintagne nous fait gentiment goûter le Pâté en croute sur le passe. Les carrés blancs , c'est notre lard aux aromates.

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La photo (depuis l'iphone) n'est pas top, mais le pâté oui !

Soufflé glacé au coing et à la cardamome

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Recette pour 4 personnes

Ingrédients :

- 200g purée de coing - 80g jus de citron - 140 g sucre + 40 g d’eau - 140 g blancs d’œufs - 150 g crème épaisse - 30g lait - 20g cardamome verte en graines moulue au moment

Mise en place :

Faire une purée de coing comme pour la pâte de coing sans le sucre. L’amener à ébullition avec le jus de citron. Fouetter la crème avec le lait (tous les deux TRÈS FROIDS) et réserver au froid.

Faire cuire le sucre et l’eau jusqu’à 110-120° (c’est ce que l’on appelle la cuisson au boulé).

Pendant ce temps, monter les blancs en neige, ajouter le sucre cuit et continuer à battre pour obtenir une meringue italienne bien ferme. Ajouter un peu de meringue dans la purée de fruits puis verser cette préparation sur la meringue en deux ou trois fois en l’incorporant délicatement avec un fouet.

Ajouter la crème fouettée, puis verser dans les moules préalablement entourés d’un papier de cuisson qui dépasse d’un centimètre en hauteur pour faire la forme.

Mettre au congélateur pendant quatre heures minimum. Servir comme une glace en saupoudrant au dernier moment la cardamome sur le soufflé.

jeudi 26 janvier 2012

Le velouté de potiron à la truffe noire

Recette pour 4 personnes

- 500g de potiron - 200 g d’oignons - Huile d’olive - 30g de truffe tuber melanosporum (ou quelques cèpes) - 2 brins de persil plat

Couper le potiron en gros cubes, tremper dans une bassine d’eau claire, égoutter sommairement puis faire cuire à l’étouffé (dans une casserole avec un couvercle). J’évite de cuire les légumes à la vapeur et encore moins « à l’anglaise» (dans l’eau), car les éléments minéraux, vitamines et saveurs partent dans l’eau de cuisson. L’eau contenue dans la plupart des légumes est suffisante, à condition couvrir et de démarrer lentement la cuisson. Peler puis émincer les oignons et rajouter. Dès que le potiron est tendre (environ 30mn), mixer directement dans la casserole avec un mixeur plongeur ou bien dans un robot ménager. Tenir au chaud. Couper les truffes en fines lamelles. Écraser les entames à la fourchette pour obtenir des « miettes » de truffe. Verser le velouté dans les assiettes creuses individuelles. Au dernier moment, déposer les miettes de truffe au centre du plat et par-dessus les belles lamelles. Les napper d’un filet d’huile d’olive, saler, poivrer. Disposer quelques feuilles entières de persil plat et servir. Vous pouvez remplacer les truffes par des cèpes revenus à la poêle dans de l’huile d’olive ou du lard de porc noir.


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mercredi 25 janvier 2012

Nos produits à l'épicerie moderne à Toulouse

Vous pouvez, depuis quelques mois, trouver une grande partie de nos produits (jambon affiné de porc noir gascon, rillettes au chaudron, foie-gras, ...) au centre de Toulouse, à l’Épicerie Moderne , rue Ninau : Epicerie-moderne-toulouse.jpg

lundi 16 janvier 2012

Nos papilles sont au top

Un moment de calme et de joie dans votre maison, nos papilles sont au top. Les promenades dans les truffières, le bonheur de voir le travail des chiens, et ce bonheur d'avoir partagé ce moment avec toute la famille. Nous reviendrons. Dodo, René, ...

dimanche 8 janvier 2012

Une sensation d'absolu

Une sensation d'absolu où le temps s'est arrêté.
Le temps d'un week-end d'hiver ...
Nous penserons beaucoup à vous en attendant de vous rendre visite à nouveau. Merci pour tout.
Sacha, Anne-marie et Laura

mardi 3 janvier 2012

Des carottes et des radis hors normes !

Récolte du jour au potager de fainéant : pas d'engrais, pas de travail du sol, ni bien sûr de pesticides et autres.
On sème, on attend et on récolte.
On est bien au delà du "bio".

Et je vous dis pas le goût de ces petites "merveilles".

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Radis "Violet de Gournay et carotte " de Carentan"

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dimanche 1 janvier 2012

Cela valait le voyage depuis la Suisse

Le 1° janvier 2012 ... Beau séjour et repas d'exception !
Cela valait le voyage depuis la Suisse. Merci et bravo pour le soin et la qualité de votre accueil.
Franck et Carole.

mardi 8 novembre 2011

Un athlète de haut niveau

Savez-vous d'où vient la tradition du foie gras ? Cela remonte à plus de 3 000 ans, à l’Égypte antique ! Les pharaons avaient déjà remarqué que la viande des oies sauvages était bien meilleure à l'approche des migrations. En effet les oies, comme tous les oiseaux migrateurs, sont dotés d'une réserve de nourriture sur le cou (le jabot), et pour affronter leur longue traversée de la Méditerranée, elles remplissent leur jabot et se gavent naturellement pour faire provision des calories nécessaires au voyage.
Les Égyptiens ont donc repris ce principe d'autogavage en donnant aux oies des figues. Puis cette pratique a été véhiculée par les Romains en Europe et notamment dans le sud ouest de la France.

Rien ne ressemble plus à un foie gras qu’un autre foie gras, me direz-vous ! Eh bien non ! La différence est flagrante et le choix du foie gras est déterminant.
Tout d'abord, le canard de gavage est un athlète de haut niveau. C'est un authentique marathonien capable de tenir le rythme et la distance. Et pour ça, il a été sélectionné et a reçu un entrainement spécifique. Malgré cela, les canards ne sont pas tous égaux devant la performance, c'est pourquoi seuls quelques-uns sont en mesure de donner un bon foie gras. Et ceci d'autant plus qu'il faut aussi prendre en compte la patience et le savoir faire du gaveur lui-même qui doit établir une véritable connivence avec le canard. Ce n'est qu'à ce prix qu'on peut espérer obtenir un excellent foie gras au goût en juste équilibre entre l'amertume du foie et la douceur du gras, avec une belle texture, sans hématome ni rougeur.

Mais ce n'est pas fini, car le foie gras est un produit extrêmement fragile qui évolue très vite. Il ne peut être au summum de sa qualité que le jour même de l'abattage. C'est pourquoi, en plus d'une sélection draconienne, je ne travaille que des foies gras du jour. Et nous vivons comme une mission quotidienne de réunir tous ces paramètres, en partenariat avec notre producteur, pour vous offrir année après année l'extrême qualité de ce met exceptionnel.
A découvrir sur notre site

samedi 29 octobre 2011

Véritable hymne à la vie, au bonheur, quoi !

Est-il besoin d'ajouter à la longue hagiographie qui précède quant aux talents divers - culture, cuisine, arts décoratifs etc - de Pascale et Patrick ?
Non.
Si, à la réflexion, on doit nécessairement ajouter à l'excellence de notre séjour de deux jours à Saint-Géry celui - le talent - de l'animatrice Camille et de son chat, tout de spontanéité et de fraîcheur, véritable hymne - n'ayons pas peur des mots - à la vie, au bonheur, quoi !
Francis et Géraldine, Mathieu, Anita et Steph, Annie et Alain

jeudi 6 octobre 2011

Intronisé à la Confrérie des vins de Cahors

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Le cuisinier-paysan a été reconnu « dignus intrare» à la Confrérie des Vins de Cahors. Parrainé par mon ami Guillaume Bardin, qui nous a ouvert les portes du Château de Cayx, propriété du Prince du Danemark. Le vin de la Reine coulait à flots ...

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mercredi 5 octobre 2011

Confiture de tomates vertes

Ingrédients de la recette
600 g de petites tomates vertes, 370g de sucre roux ou fleur de sucre, le zeste ciselé d’un citron, 4 clous de girofle

Laver les tomates, retirer les pédoncules et couper en morceaux Faire macérer les tomates avec tous les autres ingrédients pendant environ 2 heures. Verser les tomates dans un chaudron à confiture et mettre à cuire à feu vif en remuant.
Dans le même temps poser une coupelle au réfrigérateur. Au bout de 15 minutes, tester la confiture en posant quelques gouttes sur la coupelle froide. Si ça se fige, arrêter la cuisson, empoter et mettre le couvercle immédiatement, puis retourner et laisser refroidir à l’envers.

Cette recette s'utilise avec des plats salés ou sucrés.
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vendredi 30 septembre 2011

Fleur de fenouil en tempura, filet mignon de porc noir gascon

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Recette pour 6 personnes :

- 12 belles fleurs de fenouil (choisissez la fleur bien large et bien ouverte, pour avoir le maximum d’effet dans l’assiette) - 1 œuf - 100g de farine - 150 g d’eau bien froide - huile de tournesol pour friture ou bien graisse de canard (pour ma part, j’utilise la graisse de canard pour toutes mes fritures) - sel fin - 2 ou 3 filets mignons de porc noir gascon, selon leur taille et votre appétit. - Jus réduit de porc noir

Faire la pâte à tempura en mélangeant la farine, l’œuf et l’eau jusqu’à obtention d’une pâte blanche et lisse, laisser reposer au frais. Pendant ce temps, parer soigneusement les filets et les marquer au grill, à la plancha ou bien dans une poêle sur tous les côtés. Réserver à température ambiante 15 mn. Préchauffer le four à 150° puis enfourner les filets 8 min.

Le temps de tremper les ombellifères dans la pâte à tempura, les égoutter avant de les plonger dans la friture bien chaude. Laisser leur prendre une légère coloration puis les retirer de l’huile. Déposer sur du papier absorbant. Saler au sel fin et tenir au chaud. Dressage : couper le filet en tronçons de 3 cm et dresser debout, mettre un trait de jus, et poser les fleurs à côté, saler, poivrer.

LES SUCETTES A L'ANIS...

Qu’est-ce qui ressemble à l’anis, qui à le goût de l’anis mais qui n’est pas de l’anis ? L’Anethum foeniculum, vous l’aurez deviné bien sûr !

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Culture méditerranéenne par excellence, chérie par les Grecs qui l’utilisait en médecine pour notamment les troubles de la vision, le fenouil prend une place importante au Moyen-âge, dans l’alimentation des italiens qui en sont friands. Et c’est avec Catherine de Médicis que cette plante fait son apparition en France, dans la région de Nice. Dès l’Antiquité, on lui attribue la propriété d’augmenter la quantité de lait des nourrices, et accroché aux portes des maisons, de chasser les mauvais esprits. Petit à petit, la culture du fenouil s’est propagée, jusque dans les terres calcaires de notre Quercy Blanc. C’est par hasard que j’en ai semé au potager, par hasard aussi que je l’ai laissé monter à graines et depuis, c’est en fleurs que je le préfère ! Dès le mois de Juin, le bulbe se munit de tiges droites et ramifiées comme la pousse des bois sur un jeune cerf, avec de fines feuilles dentelées. Et puis, c’est l’éclosion de belles ombellifères jaunes à presque 2 mètres de hauteur, qui dominent et ensoleillent tout le potager. Dans le fenouil, tout est bon, c’est comme dans le cochon. La racine en décoction a de puissantes vertus diurétiques. Le bulbe se mange cru en salade ou cuit en gratin. Les tiges servent de « petit bois » pour griller le poisson au barbecue. Les feuilles parfument les sauces et les bouillons. La fleur se consomme en beignet et la graine en infusion. En séchant, la fleur libère des graines que je récolte précieusement. Mélangées à de la réglisse, elles offrent un breuvage très parfumé et légèrement sucré qui adoucit les longues soirées d’hiver. Mais avant tout, je suis tombé amoureux de la fleur de fenouil (c’est mon côté romantique !). Délicate, au goût anisé, je l’ai revêtue non moins délicatement d’une légère tempura. Et c’est mon petit secret que je vais vous dévoiler…

( Issu de ma chronique dans le magazine Terre Sauvage septembre 2011 )

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